Un enfant sur sept en Fédération Wallonie-Bruxelles est aujourd'hui en situation de "très grande souffrance psychologique", et parmi eux 10% vont tenter de mettre fin à leur jour, a alerté mercredi le délégué général aux droits de l'enfant (DGDE), Solayman Laqdim, devant le parlement de la FWB.
Les causes de cette détresse sont multiples : "l'éco-anxiété est très très présente quand on parle avec les jeunes, il y a les conflits mondiaux, la précarité aussi, avec des centaines de familles renvoyées à la rue chaque semaine", a pointé M. Laqdim, à l'occasion de la présentation de son rapport annuel devant les députés.
À ce contexte général viennent se greffer selon les cas des vulnérabilités plus personnelles, comme des situations de handicap, des questions d'identité, de violences sexuelles, etc., a-t-il encore éclairé.
"Le problème, c'est qu'il y a un manque d'accessibilité des services d'aide aux plus vulnérables", selon le DGDE. Les services de prise en charge psychiatrique pour les jeunes sont actuellement confrontés à des délais d'attente de 6 à 8 mois en moyenne, a-t-il rappelé.
M. Laqdim a néanmoins salué la décision récente du fédéral d'assurer des soins psychologiques gratuits de première ligne pour les jeunes mais ces soins "ne sont pas disponibles là où on en a le plus besoin", selon lui.
Pour améliorer les choses, un renfort et une meilleure articulation des différentes politiques publiques (logement,…) sont nécessaires, avec une action déterminée au niveau local, au niveau des administrations, ainsi qu'interministériel.
"Il faut faire de la santé mentale (des jeunes) une priorité nationale !", a plaidé le Délégué.








