Dix-sept élus locaux cumulent un mandat politique avec une pension pour inaptitude physique

Deux bourgmestres et quinze échevins bénéficient officiellement d'une pension pour inaptitude physique tout en exerçant un mandat politique. C'est ce qu'écrit  le quotidien flamand Het Laatste Nieuws jeudi, sur la base d'informations obtenues par la députée Eva Demesmaeker (N-VA) auprès du ministre des Pensions Jan Jambon (N-VA) et du Service fédéral des Pensions.

Ces dix-sept mandataires locaux font partie des quelque 87.000 Belges qui perçoivent encore une pension pour inaptitude physique. Leur identité n'est pas connue. L'ancien système, supprimé cette année, fonctionnait de manière binaire: il ne tenait pas compte des capacités résiduelles d'une personne, comme la possibilité de travailler à temps partiel ou d'exercer une autre fonction.

« C'est tout de même absurde. L'État les considère comme définitivement trop malades pour travailler, alors que les électeurs les jugent aptes à administrer une ville », déclare Eva Demesmaeker dans les colonnes du quotidien. La bourgmestre de Hal ne souhaite pas lancer une « chasse aux sorcières » contre ses collègues, mais estime que le fait de les avoir définitivement considérés comme inaptes relevait d'une erreur.

Les bénéficiaires d'une pension pour inaptitude physique peuvent percevoir un revenu professionnel complémentaire pouvant atteindre 30.132 euros bruts par an, ou 36.652 euros s'ils ont des enfants à charge. Au-delà de ces plafonds, leur pension est réduite proportionnellement. Si leur rémunération en tant qu'échevin ou bourgmestre dépasse 60.000 euros bruts par an, leur pension est ramenée à zéro pendant la durée de leur mandat.

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Derniers commentaires

  • Nathalie PANEPINTO

    15 aout 2026

    Juridiquement nos élus ne disposent pas d'un contrat de travail. Il s'agit d'un mandat des électeurs. La démocratie ayant e.a. comme objectif d'être représentatif de la population administrée. A l'issue de leur mandature, les élus ne disposent pas je pense du droit à bénéficier de l'allocation de l'assurance-chômage étant donné qu'il ne s'agissait pas d'un contrat de travail (pas de cotisations ONSS). Par contre, le cumul de l’allocation de maternité avec certaines activités politiques locales est autorisé à partir du 1er avril 2026. Les femmes exerçant un mandat politique ne doivent donc plus cesser leurs activités politiques pour conserver le droit à l’allocation de maternité. Une loi à ce sujet a été publiée au Moniteur belge. Le cumul avec d’autres activités bénévoles est également possible à partir du 1er avril. Le régime s’applique pendant le repos de maternité, mais aussi pour le congé de paternité, le congé de naissance et le congé d’adoption