L’Association belge des syndicats médicaux (ABSyM) critique mercredi la décision du ministre fédéral de la Santé, Frank Vandenbroucke, de limiter la prescription des CT-scans de la colonne vertébrale à une liste déterminée de spécialités médicales. Le syndicat estime que cette mesure cible injustement les médecins généralistes et certaines autres spécialités, avec un impact direct pour les patients.
L’ABSyM rappelle que la nécessité d’un usage plus approprié des CT-scans de la colonne fait consensus parmi les praticiens, généralistes, spécialistes et radiologues. Le syndicat juge toutefois que le choix de restreindre les prescriptions en fonction du titre professionnel est inadapté. Il s’agit, selon le communiqué, d’« une mesure incohérente, déconnectée des réalités cliniques et non productive en termes d’économies, dont le premier impacté sera le patient ».
Selon l’association, les critères scientifiques permettant d’encadrer correctement ces prescriptions existent déjà et ont été établis par les sociétés scientifiques concernées. « Il aurait suffi de s’en inspirer pour bâtir des règles intelligentes, cohérentes et efficaces », écrit l’ABSyM, tout en soulignant que cette démarche suppose « d’écouter l’ensemble des spécialités impliquées et de coconstruire des règles de prescription ».
Le syndicat déplore enfin une remise en cause de la culture de concertation au sein de l’assurance maladie-invalidité. Son président, le Dr Patrick Emonts, s’interroge dans le communiqué sur le choix politique opéré : « Pourquoi fragiliser un modèle qui fait la force de notre système de santé ? ».
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