Chaleur : Il faudra renforcer le 112, constate Vandenbroucke

Il faudra trouver des moyens pour renforcer le numéro d'appel d'urgence 112, estime le ministre de la Santé, Frank Vandenbroucke, après la vague de chaleur qu'a connue le pays.

Des données manquent encore sur les conséquences de cette canicule. Le ministre disposera jeudi de chiffres partiels sur la mortalité. Ils seront examinés au cours d'une réunion du "Risk Managenement Group" (RMG) et ensuite communiqués. Mais il apparaît déjà que les centrales 112 ont été saturées. Le week-end des 13 et 14 juin, le temps d'attente maximal en moyenne sur une heure s'élevait à 38 secondes. Deux semaines plus tard, il est passé à dix minutes. Des appels aux volontaires ont été lancés pour renforcer les effectifs, mais ils n'ont pas été couronnés de succès. "C'est un maillon faible de notre système", a reconnu au parlement le ministre pour qui des budgets supplémentaires seront nécessaires. "Ces dernières années, on a investi dans l'aide médicale urgente, principalement dans les ambulances, mais on doit aussi faire un effort pour les centres d'appel 112".
La réalité dans les hôpitaux était plus nuancée. "Le système hospitalier a pu faire face", a affirmé M. Vandenbroucke. De manière locale et temporaire, des plans ont dû être déclenchés à Marche-en-Famenne, Arlon, Braine-l'Alleud et Tongres. Un centre résidentiel de soins s'est trouvé en phase de pré-alerte à Boom. 
Plusieurs députés de l'opposition ont pointé du doigt un manque de coordination et une absence du gouvernement fédéral. Le ministre s'en est défendu: le SPF Santé, les inspecteurs, le Centre national de crise et le RMG ont été mobilisés et ont travaillé sans relâche pour suivre la situation et la coordination avec les entités fédérées a fonctionné. Les mutuelles ont également été à pied d'œuvre. Le ministre a mis en avant l'initiative de volontaires de Solidaris de téléphoner à des personnes isolées. 
Mais il est évident que la reproduction de tels événements implique de s'adapter. "La chaleur des derniers jours était sérieuse. Elle a envoyé un double signal: une crise environnementale, mais aussi une question sociale qui impose de formuler une réponse solidaire", a souligné M. Vandenbroucke.

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