Cancer de la vessie: une campagne rappelle l’importance d’un symptôme souvent banalisé

À l’occasion du Mois de la sensibilisation au cancer de la vessie, le laboratoire AstraZeneca, en collaboration avec NEOVIDA Blaaskankervereniging et Vlaamse Blaaskanker Vereniging, lance en Belgique la campagne «Chaque goutte compte». L’initiative vise à sensibiliser le public et les professionnels à l’importance d’un diagnostic précoce, en particulier face à un symptôme clé: la présence de sang visible dans les urines.

Chaque année, plus de 2.600 nouveaux cas de cancer de la vessie sont diagnostiqués en Belgique. Il s’agit du quatrième cancer le plus fréquent chez les hommes et du quatorzième chez les femmes. Plus de 15.000 personnes vivent actuellement avec les conséquences de cette pathologie dans le pays.

Le risque augmente avec l’âge, notamment à partir de 40 ans, avec un âge médian au diagnostic de 75 ans. Le tabagisme reste un facteur de risque majeur, même si des patients n’ayant jamais fumé peuvent également développer la maladie.

La campagne met l’accent sur l’hématurie visible, considérée comme le principal symptôme d’alerte. D’autres signes, comme des besoins urinaires plus fréquents ou urgents, des brûlures mictionnelles ou des fuites urinaires, peuvent être confondus avec une infection urinaire, retardant ainsi la consultation chez le médecin généraliste ou l’urologue.

« Le problème, c’est que ces symptômes sont parfois considérés comme anodins. Pourtant, consulter rapidement permet de lever le doute : dans de nombreux cas, la cause est bénigne, et lorsqu’elle ne l’est pas, un diagnostic précoce permet d’agir beaucoup plus efficacement », explique Els Casteleyn, de la Vlaamse Blaaskanker Vereniging.

Même constat du côté de NEOVIDA Blaaskankervereniging. « Pour certains patients, un diagnostic posé à temps a tout changé. Témoigner de ces expériences, c’est donner cette chance à davantage de personnes », souligne Conrad Van Driessche.

Pour les spécialistes, le diagnostic précoce reste un levier essentiel d’amélioration du pronostic. « Détecté tôt, il est souvent mieux contrôlable et associé à un meilleur pronostic. C’est pourquoi la sensibilisation est cruciale », rappelle le Dr Amandine Degraeve, cheffe du service d’urologie au CHU UCL Namur, site de Godinne.

Dans le cadre de cette campagne, une action locale de sensibilisation est organisée ce mercredi 6 mai au CHU UCL Namur, sur le site de Godinne, en présence de médecins et d’associations de patients. Des supports visuels seront également diffusés dans plusieurs hôpitaux belges afin de renforcer les messages de prévention et d’encourager une consultation rapide en cas de symptômes évocateurs.

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