Assuétudes : les hôpitaux et les généralistes mobilisés par Vandenbroucke

Le ministre des Affaires sociales et de la Santé publique, Frank Vandenbroucke, annonce vendredi dans un communiqué  plusieurs mesures destinées à améliorer la prise en charge médicale des assuétudes, avec une attention particulière pour les jeunes. Son plan repose sur deux axes majeurs : la formation renforcée des médecins généralistes et l’extension des projets pilotes hospitaliers.

« Plus nous pouvons traiter une assuétude tôt, moins il y a de risques que le problème ne dégénère », souligne le ministre. L’objectif est de rapprocher les soins des lieux où les signaux apparaissent — cabinet du généraliste, école ou urgences hospitalières — pour permettre un dépistage et une intervention précoces.

Une formation clinique pour les généralistes

Les médecins généralistes, en première ligne face aux comportements addictifs, bénéficieront d’une nouvelle formation axée sur la détection, l’entretien motivationnel et l’intervention brève. Celle-ci rassemblera les connaissances existantes et proposera des outils concrets pour accompagner les patients consommateurs de substances illégales.
Le programme inclura également des modules sur les formes récentes de consommation, telles que la polyconsommation, l’usage de crack ou de kétamine, et insistera sur les compétences de communication et la réorientation vers les structures spécialisées.

Des hôpitaux mieux équipés face aux jeunes intoxiqués

Depuis 2024, cinq hôpitaux disposent d’un financement spécifique pour accompagner les jeunes admis aux urgences après une intoxication alcoolique. Ces moyens ont permis d’engager du personnel supplémentaire, notamment des psychologues, afin d’assurer un suivi personnalisé et de prévenir les rechutes.
Le dispositif sera prochainement élargi à d’autres formes d’intoxication. Comme le précise Frank Vandenbroucke, « grâce aux résultats positifs obtenus en matière d’alcool, j’ai décidé d’étendre les projets pilotes actuels à toutes les formes d’intoxication par des substances psychoactives à partir de 2026, afin d’adopter une approche plus globale de la lutte contre les assuétudes ». Cette évolution vise à offrir aux services d’urgence un cadre plus cohérent et des ressources accrues pour orienter les jeunes patients vers un accompagnement de suivi.

Renforcement du maillage entre santé mentale et soins de première ligne

En parallèle, les onze réseaux de soins de santé mentale pour enfants et adolescents seront renforcés. Chaque équipe mobile pourra compter sur un collaborateur spécialisé à mi-temps dédié aux problématiques d’assuétude, afin d’assurer une meilleure coordination entre les soins de première ligne, la santé mentale et les hôpitaux.

« Notre ambition est claire : offrir des perspectives aux jeunes et les aider plus rapidement afin d’éviter une aggravation de la situation », conclut le ministre, soulignant la nécessité d’un continuum de soins coordonné entre le médecin généraliste, les équipes mobiles et les services hospitalier

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Derniers commentaires

  • Béatrice FIGA

    08 novembre 2025

    Non merci, Mr Vandenbroucke!
    Je préfère vacciner les nourrissons, les ados, les femmes enceintes et les seniors.
    M'occuper de la gestion de la douleur en prescrivant- éventuellement et rarement - un scanner.

    Adressez les toxicomanes aux psychiatres.
    Et arrêtez de manipuler le rôle des Généralistes selon votre idéologie politique.