La délivrance à l’unité des antibiotiques entrera en vigueur le 1er octobre. La mesure concerne les antibiotiques à usage systémique sous forme orale solide et vise à faire correspondre la quantité délivrée à la durée effective du traitement.
Concrètement, la prescription devra préciser la dose, la fréquence des prises et la durée du traitement. Le pharmacien déterminera sur cette base la quantité nécessaire. Lorsqu’un conditionnement correspond au traitement prescrit, il pourra être délivré tel quel. À défaut de conditionnement adéquat, le pharmacien pourra ouvrir un emballage afin de remettre la quantité nécessaire dans un conditionnement adapté.
La mesure concerne les antibiotiques systémiques sous forme orale solide. Les formes liquides, comme les sirops, ne sont pas visées.
La DCI obligatoire en janvier
Le dispositif sera introduit en deux temps. Du 1er octobre au 31 décembre, une période transitoire doit notamment permettre l’adaptation des logiciels médicaux et des systèmes de prescription électronique.
À partir du 1er janvier 2027, la prescription en Dénomination Commune Internationale deviendra obligatoire pour les antibiotiques concernés. La prescription devra permettre d’identifier le principe actif, la forme d’administration et la concentration et comporter le dosage quotidien ainsi que la durée du traitement.
L’INAMI a fixé au 31 décembre la date limite pour le déploiement auprès des utilisateurs des adaptations nécessaires des logiciels de prescription électronique.
La délivrance de la quantité correspondant au traitement doit notamment réduire le nombre d’antibiotiques inutilisés conservés au domicile des patients et limiter ainsi le gaspillage et les possibilités d’automédication.
Le GBO/Cartel, qui réclame depuis plusieurs années une meilleure adéquation entre les conditionnements et les traitements prescrits, soutient la réforme. Il dit toutefois rester « attentif à sa mise en œuvre pratique et, en particulier, à l’adaptation des logiciels médicaux », afin que les nouvelles modalités puissent être appliquées « sans charge administrative supplémentaire pour les médecins ».









Derniers commentaires
Alexis JANCEN
14 septembre 2026Je ne comprends pas. Mais " Dura Lex , sed Lex" "Moritori vos salutant" ceci est mon constat à 82 ans. Avons nous muté ou l'être humain est-il fondamentalement masochiste . J'ai pourtant connu une époque sans asservissement général ou le bien-être de l'autre était un idéal à obtenir dans un cadre de respect mutuel