Algérie: un millier de médecins "résidents" bravent l'interdiction de manifester à Alger

Un millier de médecins dits "résidents", en formation de spécialisation, se sont rassemblés lundi en plein centre d'Alger, dans le cadre du mouvement de grève qu'ils observent depuis trois mois, bravant ainsi l'interdiction de toute manifestation dans la capitale.

Arborant pour certains "Médecins en colère" sur des brassards ou des masques chirurgicaux noirs, les manifestants ont réussi à se regrouper en milieu de matinée devant la Grande Poste, bâtiment emblématique d'Alger, a constaté un journaliste de l'AFP.

Ce rassemblement a eu lieu malgré les très nombreux policiers, en uniforme et en civil, déployés depuis le début de matinée et qui filtraient de façon stricte l'accès au quartier, selon la même source.

Quelque 300 manifestants ont par ailleurs réussi à échapper à la vigilance des policiers et à marcher vers le siège de l'Assemblée populaire nationale. Parvenus à une centaine de mètres du bâtiment, ils ont été encerclés par des renforts de police et ont été contraints de faire demi-tour.

Les quelque 13.000 médecins "résidents" algériens sont diplômés de médecine générale et étudient une spécialisation à l'issue d'un concours. Ils réclament notamment l'abrogation du "service civil" les obligeant à exercer entre 1 et 4 ans dans des zones parfois reculées, au terme de leurs longues études (7 ans de médecine générale + 4 ou 5 ans de spécialisation), en plus des 12 mois de service militaire.

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