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Les β-bloquants chez les coronariens diabétiques de type 2

Dr Jean-Claude Lemaire - Vendredi 17 mars 2017
Dr Jean-Claude Lemaire

Une équipe japonaise a revu les données de la célèbre étude BARI 2 (Bypass Angioplasty Revascularization Investigation in type 2 diabetes) pour apprécier l'impact des β-bloquants sur la morbi-mortalité.

Au total, les données de 2.244 sujets diabétiques de type 2 coronariens stables avec ou sans antécédents d'infarctus ou d'insuffisance cardiaque avec fraction d'éjection réduite ont été passées au crible.

Il est rapporté que la mortalité toutes causes confondues est significativement plus faible chez les patients avec antécédents d'infarctus ou d'insuffisance cardiaque avec fraction d'éjection réduite recevant des β-bloquants, le rapport des risques relatifs (HR) ajusté étant de 0,60 (IC 95% 0,37-0,98 ; p=0,04).

Il n'y a en revanche pas de différence significative chez les sujets sans antécédents de ces deux affections (HR 0,91 ; IC 95% 0,76-1,32 ; p=0,64).

Chez les patients avec antécédents qui ont reçu exclusivement un traitement  médical intensif, la mortalité toutes causes confondues était significativement plus basse chez ceux ayant reçu des β-bloquants que chez ceux n'en ayant pas reçu (HR ajusté 0,45 ajusté ; IC 95% 0,23-0,88; p=0,02).

Un bénéfice significatif du traitement par β-bloquants n'est en revanche pas retrouvé chez les sujets avec antécédents traités par revascularisation précoce (HR 0,81 ; IC 95% 0,40-1,65; p=0,57).

En termes d'événements cardiovasculaires majeurs, les β-bloquants n'ont pas d'impact positif chez les patients sans antécédents d'infarctus ou d'insuffisance cardiaque avec fraction d'éjection réduite.

A bon entendeur, salut!

D'après T Tsujimoto et al. Diabetes Obes Metab. 2017 Feb 17 [Epub ahead of print].