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La commission de planification réclame une clé de répartition Inami 52/48, la CIUM s'inquiète de la surdité politique...

V.K. - Lundi 20 mars 2017
V.K.

La commission de planification de l’offre médicale réclame l’abandon de la traditionnelle clé de répartition de 60 % NL/40 % FR et un rééquilibrage des quotas de médecins en faveur des francophones selon une clé 58%/42%. La CIUM s'en réjouit mais s'inquiète de la surdité politique aux besoins de la population francophone...

Selon La Libre de ce samedi, dans le projet d’avis daté du 7 mars, les experts de la commission demandent à l’unanimité que les quotas de médecins pour les années 2023 à 2026 se répartissent entre 58 % pour les Flamands et 42 % pour les francophones.

Cet avis sera-t-il suivi d’effets, sachant que le précédent, portant sur l’année 2022, exigeait lui aussi un glissement de la clé 60/40 vers une clé 56,5/43,5 ? Rien n’est moins sûr.

La clé avait été maintenue contre l’engagement pris par la ministre que chaque étudiant francophone en dernière année obtiendrait son numéro INAMI à  condition que soit instauré un examen d’entrée en communauté française.

Si la  ministre Maggie De Block n’a pas encore réagi à l’heure où nous mettons sous presse, le CIUM  (Comité Inter Universitaire des étudiants en Médecine) s’est réjoui de l’avis de la commission tout en s’indignant de la surdité persistante du monde politique aux besoins de la population francophone. Dans un communiqué, le CIUM a rappelé que:

« La Fédération Wallonie Bruxelles fait face à une pénurie grave de médecins, contrairement à ce que pensent les politiques flamands, temporairement tamponnée par la loi de février 2011, faisant travailler le candidat spécialiste (médecin assistant) jusqu’à 76h/semaine, ainsi que par le dumping social, l’importation massive de médecins étrangers sous-payés venant de Roumanie, d’Italie et d’autres pays européens. D’ici 10 ans, seulement 43% des médecins partant à la pension seront remplacés en Wallonie contre 150% en Flandre (étude Deliège 2015)
Les arguments défendant la limitation des médecins (numerus clausus) car « une pléthore de médecins entraîne une surconsommation des soins de santé », est dogmatique et non scientifique : une étude du KCE, organisme belge évaluant les soins de santé, pointe du doigt le fait que les deux ne sont pas corrélés.
 Les besoins de la Fédération Wallonie Bruxelles ne peuvent pas être mesurés par le nombre brut de médecins présents sur le territoire : une étude plus extensive sur les équivalents temps plein (ETP) doit être effectuée, ainsi que la détermination épidémiologique des responsabilités et de la répartition des médecins généralistes et spécialistes. » 

Réactions

Raport KCE: report 72, p69: "findings for the number of consultations per SP support the notion of SID for all specialties"