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E-prescription: bientôt un nouveau Recip-e «light»?

PM - Vendredi 10 février 2017
PM

On ne peut pas  le nier. La e-prescription a suscité beaucoup de réactions dans nos colonnes comme dans toute la presse médicale. Du GBO, à la SSMG en passant par la réaction du Dr Meganck, la e-prescription à fait débat. A tel point que les dirigeants de Recip-e ont tenu,dans une Tribune Libre envoyé d’abord au Spécialiste et à Medi-Sphere, à rassurer les médecins prescripteurs.

Une nouvelle information devrait en rassurer plus d'un ...ou pas !

Interrogé par le Spécialiste  lors du dernier congrès du GBS, le Dr. Marc Moens, Président de l’asbl Recip-e, a annoncé la sortie prochaine d’un nouveau logiciel pour les médecins spécialistes, les médecins généralistes qui ne prescrivent qu’occasionnellement et qui ne possèdent pas un logiciel homologué contenant Recip-e.

«Il y a à peu près 20.000 médecins qui n’utilisent pas le système informatique actuel proposant Recip-e», affirme le Dr. Moens.

Or  la ministre De Block veut absolument généraliser la e-prescription.

«C’est une exigence de la ministre mais c’est aussi le souhait de Recip-e», poursuit  Marc Moens. «Dans ce cadre , il est dès lors question de mettre à disposition des médecins qui n’ont pas un logiciel homologué , un nouveau logiciel peu onéreux ou gratuit, qui sera réservé à certains médecins et aux spécialistes.»

Le nouveau logiciel Recip-e «light» est en développement  depuis quelques mois et devrait être disponible pour le second semestre 2017.

Lire aussi:

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Réactions

Médecin, féru d'informatique, je me permets d'être totalement opposé à l'obligation de l'utilisation de l'informatique , l'informatique constitue un des nombreux moyens de communication, mais pas le seul, a chacune de garder sa liberté d'action, révoltons-nous contre toutes les entraves décidées par quelques dictateurs...
Et... quid des prescriptions magistrales? seront-elles encore possibles dans ces "machins"? Rappel: la prescription pédiatrique est inimaginable sans elles (la peau d'un nourrisson n'est ni celle d'un adulte ni celle d'un ado). Rappel: la possibilité de prescrire en magistrale fut successivement amputée par MM. Busquin (PS) et DeHaene (CVP). Bien naturellement, aucune mutualité ne s'y opposa. Ce sera la gloire du VLD d'avoir définitivement enterré cette pratique "anti-économique" impossible à quantifier (comment, en effet, évaluer la quantité d'antibiotiques, etc.. prescrits en magistrale?).
pour un médecin retraité qui écrit quelques ordonnances pour lui et les siens , l'acquisition d'un logiciel dédié est une dépense excessive et non fiscalement justifiable , alors déjà que la retraite constitue un pont d'or pour l'intéressé !
Je partage tout-à-fait l'avis du confrère Pontus. Pensionné, je poursuis une activité en voie de réduction progressive dans laquelle la prescription intervient de façon secondaire mais néanmoins nécessaire et je ne peux envisager d'engager des frais qui ne seront ni amortis ni déductibles utilement à partir d'une pratique insuffisante. À défaut d'une solution neutre financièrement pour satisfaire une exigence qui m'est étrangère, l'obligation de prescription informatisée équivaut à une interruption de carrière contrainte et contraire au droit d'exercer la médecine.
Je suis entièrement d'accord avec mes collègues. En tant que pensionnés ou prescripteur occasionnel pour nos proches, nous devons garder cette possibilité sans investissement financier supplémentaire vu la plantureuse pension qu'on nous attribue
Tout à fait d'accord. Le jour où je dois renouveler mon anti hypertenseur, j'irai voir un jeune collègue qui prendra ma TA et à qui je me ferai un plaisir de payer la consultation histoire d'aggraver un peu le trou de l'Inami
... et n' oubliez pas l'imprimante pour le récépissé de la prescription à remettre au patient. En empoignant tout le matériel informatique dans une main, il vous restera l'autre pour le matériel médical, pour ouvrir et fermer les portes, garder votre équilibre et votre sourire...