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Bruxelles parmi les premiers de classe en e-santé

M.L./F.D./J.M. - Jeudi 20 avril 2017
M.L./F.D./J.M.

La ‘Semaine de l’e-santé’ se tiendra à Bruxelles du 24 au 28 avril. Lors de la conférence de presse de lancement, les ministres de la Santé Guy Vanhengel et Didier Gosuin ont souligné l’avancée majeure qui a été réalisée par Bruxelles en matière d’e-santé. Autrefois, cancre de la classe, elle figure aujourd’hui parmi les meilleurs élèves.

La ‘Semaine de l’e-santé’ entend sensibiliser à la fois le grand public et les médecins à l’utilisation de l’e-santé. Les médias sont mobilisés à cette fin et différents événements sont organisés dans la ville.

Et l’initiative porte ses fruits! L’année dernière, une première édition de la ‘Semaine de l’e-santé’ avait été organisée. Le mois suivant, le nombre de Bruxellois qui avait donné son consentement éclairé au partage électronique des données avait triplé. A ce jour, 40% de la population bruxelloise y est inscrite, ce qui correspond à la moyenne nationale.

L’aubaine pour les deux ministres est que ce n’est pas la Flandre ou la Wallonie, mais bien Bruxelles qui représente notre pays dans le projet d’e-santé de la Commission européenne. Le projet a pour but de permettre l’échange des données médicales dans toute l’Europe. Selon Didier Gosuin, notre capitale doit sa place dans le projet européen grâce au choix qui a été posé pour le système informatique du Réseau santé bruxellois. Contrairement à la Flandre et à la Wallonie, Bruxelles a opté pour un logiciel qui permet d’échanger des données au-delà de nos frontières.

Enfin, Bruxelles présente un plan de politique e-santé ambitieux. Celui-ci comporte six chantiers. L’un d’eux concerne l’utilisation du Réseau santé bruxellois durant la garde de médecine générale. D’ici à 2018, l’échange des données électronique sera ici la norme.  

Un deuxième chantier entend encourager les hôpitaux à un échange et un partage des données électronique actif. «Comme incitant, nous décernerons le 27 avril pour la première fois le Connected Hospitals Health Awards», indique Guy Vanhengel. L’année prochaine, l’échange des données sera repris dans les obligations normatives de l’hôpital. L’implémentation est prévue pour 2019.

Les autres chantiers concernent l’échange des données électronique dans les soins psychiatriques, le monitoring du patient chronique au domicile ainsi que l’accompagnement des patients et des dispensateurs de soins de la première ligne dans l’utilisation du partage des données.

453 généralistes «actifs» sur le Réseau santé bruxellois

Au 1er mars 2017, 451.000 patients avaient donné leur consentement au partage de leurs données médicales grâce au Réseau santé bruxellois (RSB), soit quasi 200.000 de plus qu’un an auparavant.

De 2014 au mois passé, ce sont 11 millions de documents publiés par les hôpitaux qui ont été mis à disposition via le Réseau. Sur le mois de mars 2017, plus de 25.000 d’entre eux ont été consultés par des généralistes et spécialistes. 7.682 prestataires sont inscrits sur le RSB, dont 453 généralistes et 516 spécialistes «actifs» (Abrumet désigne par «actif», dans ce cadre, un confrère qui a consulté avec succès au moins un document pendant la période de référence).

Ses responsables ont l’ambition d’atteindre 50% de MG actifs sur le Réseau d’ici la fin de l’année (il y a quasi 1.300 généralistes qui pratiquent sur le territoire de Bruxelles-Capitale, dont 854 inscrits au total, mais ne répondant donc pas tous à la définition d’actifs). Entre 20 et 40% des MG en exercice à Bruxelles ne tiennent d’ailleurs pas (encore) de dossiers médicaux informatisés.

D’après le RSB, les MG bruxellois ont publié un total de 126.000 sumehrs depuis le 1er janvier 2015 via le RSB, plus ou moins 5.000 sumehrs par mois.

Abrumet assure la familiarisation des professionnels aux outils de l’e-santé. L’association dénombre 502 médecins à avoir été informés sur le partage électronique des données de santé via les glems, et 312 MG formés en 2016. Un bon 210 médecins ont bénéficié d’un accompagnement technique individuel gratuit.