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Avancée belge dans la recherche sur les maladies neurodégénératives

Vendredi 19 mai 2017

Des chercheurs de l'Institut flamand de biotechnologie et de la KU Leuven se sont penchés sur le fonctionnement des protéines Tau, impliquées dans plus de 20 maladies neurodégénératives telles qu'Alzheimer ou Parkinson. L'équipe du professeur Patrik Verstreken a découvert comment ces protéines bloquent la communication entre les cellules nerveuses chez ces patients.

Dans des conditions saines, ces protéines Tau sont reliées au cytosquelette (squelette cellulaire) des cellules nerveuses, et fournissent à celles-ci une stabilité structurale. Chez les patients atteints d'une maladie neurodégénérative, ces protéines sont délogées du cytosquelette. Elles s'accum ulent et forment des amas qui perturbent le fonctionnement des cellules nerveuses.

L'équipe a pu démontrer que lorsque les protéines Tau mutantes délogent du cytosquelette, elles s'installent principalement sur les synapses des cellules nerveuses, empêchant la bonne communication entre celles-ci.

"C'est un premier pas", déclare le professeur Patrik Verstreken. L'objectif est maintenant de prévenir ce phénomène. Les chercheurs ont déjà réussi à empêcher les protéines Tau de s'accrocher aux vésicules des synapses des cellules nerveuses chez des rats et des mouches à fruit, évitant ainsi l'inhibition de la transmission synaptique et la mort de cellules. Il s'agit à présent d'étudier comment cette procédure peut être utilisée sur des patients.